Comment cuisiner le topinambour ou artichaut de Jérusalem

Le topinambour, de son nom scientifique Helianthus tuberosus, aussi appelé artichaut de Jérusalem, truffe du Canada ou soleil vivace, est une plante de la famille des Astéracées, dont l’espèce appartient au même genre que le tournesol.

Cette plante est cultivée pour ses grandes fleurs jaunes comme plante décorative, et pour ses tubercules comestibles.

Le topinambour est originaire d’Amérique du Nord, où il était cultivé par des tribus amérindiennes bien avant l’arrivée des Européens.

L’origine du nom « topinambour » résulterait de la francisation du nom d’une tribu du Brésil, les Tupinambou, dont plusieurs membres furent amenés comme curiosité en France en 1600, à la même époque où fut introduit le topinambour, car quelqu’un a cru que cette plante était originaire du Brésil, alors qu’elle vient de l’est de l’Amérique du Nord.

Le topinambour a été découvert en 1603 lors des expéditions françaises dans la Nouvelle France, l’actuel Canada. Les populations indigènes le cultivaient comme fourrage et comme légume, et il était offert symboliquement lors des cérémonies sacrées comme symbole de paix.

Ce tubercule a été mis à l’écart au 18ème siècle lorsque l‘agronome Antoine Parmentier fait de la pomme de terre la reine des tubercules, car il s’agit d’un aliment plus calorique par rapport au topinambour.

Durant la Seconde Guerre mondiale, sa consommation augmente, car le topinambour n’est pas réquisitionné au titre des indemnités de guerre à verser à l’Allemagne, contrairement à la pomme de terre.

Au début des années 2000 ce tubercule a suscité un regain d’intérêt dans le cadre de l’engouement pour les légumes oubliés, et il est vendu aujourd’hui parfois sous l’appellation d’artichaut de Jérusalem.

Le topinambour est riche en fibres

Il possède une teneur élevée en glucides. Ceux-ci sont à 50% composés, non pas d’amidon comme la pomme de terre, mais d’inuline, principal composant énergétique du topinambour, qui n’influence pas la glycémie des personnes diabétiques contrairement à l’amidon.

L’inuline donne aux légumes une saveur un peu sucrée très spécifique aux légumes tels que l’artichaut, les salsifis et les cardons.

Cependant, ce composé est faiblement assimilable. Parvenu au colon, il a une action légèrement laxative. Les estomacs fragiles doivent donc faire attention à leur consommation.

Ce légume est très riche en fibres, ce qui stimule l’activité intestinale, accélère le transit et aide à lutter contre les tendances à la constipation.

Son apport très bas en potassium et en sodium fait qu’il ait de bonne propriétés diurétiques, et la présence des vitamines du groupe B le rend utile pour un bon fonctionnement neuro-musculaire.

Ce légume-racine est une excellente source de fer, mais comme il s’agit de fer non hémique (présent dans les sources végétales), il est recommandé d’accompagner sa consommation par des aliments riches en vitamine C afin de maximiser l’absorption de ce fer par l’organisme.

Bienfaits pour la santé

Voici les bienfaits du topinambour prouvé par des études scientifiques:

Santé intestinale

La fibre d’inuline dans les topinambours est bénéfique en raison de son rôle dans la régulation de la fonction intestinale et en raison de son rôle de prébiotique.

Glycémie

L’inuline peut également être bénéfique pour le métabolisme du glucose. Certaines études suggèrent que l’inuline peut aider à abaisser la glycémie à jeun et à réduire l’insuline à jeun chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

Tension artérielle

Les topinambours sont une bonne source de potassium, minéral qui aide à réguler la pression artérielle et à contrer les effets négatifs du sodium, en plus étant ces tubercules riches en fibres solubles, il s’avère qu’ils soient des éléments importants pour le maintien de la santé cardiovasculaire et du bon cholestérol.

Allergies

Toute personne qui n’a pas régulièrement un régime riche en fibres ou ne consomme pas d’autres aliments contenant de l’inuline devrait commencer avec une petite quantité pour tester la tolérance personnelle à cette racine.

topinambour
© silviarita/Pixabay

Comment cuisiner le topinambour

Les topinambours peuvent être préparés de la même manière que les pommes de terre, mais peuvent également être consommés crus, tranchés finement, dans une salade (faire attention à la quantité car consommés crus peuvent être cause d’inconfort gastro-intestinal).

La peau est comestible et fournit une source supplémentaire de fibres. Il est conseillé de les manger cuits, mais comment? A la vapeur, bouillis, réduits en purée ou incorporés dans une soupe.

Essayez les incorporer en purée avec des pommes de terre pour réduire leur quantité dans une portion, pour les rendre plus faciles à digérer.

Faites-les bouillir dans du jus de citron afin de décomposer l’inuline, ce qui modifiera légèrement le goût naturel, mais les rendra plus faciles à digérer s’ils sont consommés en plus grande quantité.

Ne les pelez pas avant de les cuire: il suffit de les brosser pour les nettoyer afin d’éliminer les résidus de sol. Utilisez un petit couteau pour enlever uniquement les parties les plus dures et les impuretés restantes.

Vous pouvez aussi les cuire au four avec de l’huile d’olive et du romarin, ou dans une poêle avec une gousse d’ail ou d’oignon, ou les faire bouillir et les assaisonner avec de l’huile et du sel, et ajouter des épices comme le gingembre.

Voici une recette avec le topinambour, vous verrez qu’il se marie bien avec de la volaille et des épices:

 

à lire aussi:

→Comment utiliser la peau de pommes de terre et éviter de la jeter

→La farine de blé: quelles différences? – Petite guide

→Gingembre et citron: à consommer ensemble tous les jours

 

 

 

 

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