Comment vivre à crédit si l’humanité épuise les ressources de la planète?

Depuis jeudi 29 juillet, jusqu’au 31 décembre, l’humanité devra vivre à crédit car elle a consommée les ressources naturelles disponibles.

Ayant déjà épuisé les ressources que la planète Terre produit annuellement, ses habitants se trouvent à surexploiter les écosystèmes et puiser dans ses réserves pour vivre, ils se trouvent donc à compromettre les capacités de ces ressources à se régénérer.

L’humanité a consommé toutes les ressources

L’humanité a consommé plus de ressources naturelles que la Terre n’est en capacité de produire et ses activités ont émis plus de gaz à effet de serre que la planète n’est en capacité d’absorber au cours d’une année.

Depuis toujours, pour répondre à ses besoins en nourriture et réaliser ses activités, l’humanité exploite des ressources naturelles, par un prélèvement dans l’environnement pour des activités domestiques, agricoles ou industriels.

Selon une étude réalisée par le Global Footprint Network, qui chaque année calcule la date à laquelle la Terre commence à vivre à crédit, l’humanité a commencé à puiser sur les réserves de la planète à partir de jeudi 29 juillet, cela signifie que les êtres humains ont commencé à se servir du capital de renouvellement des ressources naturelles de la planète.

Pour réaliser cette étude, Global Footprint Network a considéré la déforestation, la condensation de carbone dans l’atmosphère, l’érosion des sols, la diminution de la biodiversité, des facteurs qui ont un impact sur le réchauffement climatique. Selon ses estimations, Global Footprint Network prévoit

une augmentation de 6,6 % de l’empreinte carbone pour 2021 par rapport à l’année précédente.

Par exemple, le CO2 que l’humanité va émettre jusqu’au 31 décembre restera dans l’atmosphère, et pour parler alimentation, la consommation de poisson sera disproportionnée par rapport à ce que l’océan peut renouveler.

Selon l’analyse de Zero Waste France cette étude serait imparfaite, puisque elle ne considère pas la consommation d’eau, la méthode de calcul de cette étude se base seulement sur l’utilisation des ressources de la terre et de la pêche.

Les études de Global Footprint Network se basent sur la comptabilité de l’empreinte écologique qui mesure la demande et l’offre de la nature.

Pour ce qui concerne la demande, l’empreinte écologique se base sur l’utilisation des surfaces productives, telles que les terres cultivées, pâturages, zones de pêche, terres bâties, superficie forestière et la demande de carbone sur terre.

Pour ce qui concerne l’offre, la biocapacité d’une ville ou d’une nation représente la productivité des terres cultivées, les pâturages, les terres forestières, les zones de pêche, qui peuvent également servir à absorber les déchets et les émissions de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles.

Global Footprint Network calcule le jour de dépassement des ressources naturelles depuis 1970: a été constaté que depuis les années ’70 à ce jour, en 50 ans, la date de l’épuisement des ressources naturelles est passée du 29 décembre au 29 juillet, cela veut dire que l’humanité à perdu 5 mois d’utilisation de ressources renouvelables.

En 2020 cette date était repoussée de trois semaines à cause des confinements liés à la crise de la Covid-19. L’arrêt exceptionnel des activités humaines avait réduit l’empreinte écologique mondiale de près de 10 %, mais selon Global Footprint Network

les plans de relance de l’ère post-Covid-19 ne peuvent réussir à long terme que s’ils s’appuient sur la régénération et la gestion raisonnée des ressources écologiques

 

humanité
© the-new-york-public-library/unsplash

Cette situation demande des actions urgentes, comme la réduction des émission de CO2, le respect des Accords de Paris en ne dépassant pas les 1,5° de réchauffement climatique, la limitation de surconsommation des ressources, la révolution du secteur des transports.

Actuellement, l’humanité utiliserait 74 % de plus des ressources que les écosystèmes de la planète peuvent régénérer. Il s’avère urgent un changement de comportement au quotidien de la part des êtres humains vis à vis de la planète et ses écosystèmes: considérer l’ampleur des déchets, adopter un comportement responsable, éviter le gaspillage, changer les habitudes de vie par rapport aux transports, aux achats, par rapport à la consommation d’énergie et d’eau, adopter une façon de vivre durable dans le respect de l’environnement et des tous les êtres vivants.

 

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