Djembé: comment est-il né cet instrument africain?

Le djembé est un instrument musical et un symbole de l’Afrique. Il s’agit d’un instrument de percussion composé d’un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou d’antilope, tendue grâce à un système de tension.

Il vient de l’Afrique de l’Ouest, créé au sein de l’Empire du Mali qui s’étendait de la Guinée à l’est du Mali, et au nord de la Côte d’Ivoire en passant par le Burkina Faso.

Le djembé fait partie d’un ensemble polyrythmique, et ne s’entend que très rarement seul; on le joue à mains nues et il est indissociable de la danse africaine.

Dans les années 1950 le djembé devient célèbre en dehors de l’Afrique, grâce à Fodéba Keïta, homme politique guinéen, dramaturge, chorégraphe, poète, écrivain et fondateur des Ballets Africains et des Ballets Africains de la République de Guinée.

Dans les années 1980 le djembé conquit le monde: des grands joueurs de djembé, issus des ballets nationaux, à cette époque jouent régulièrement et fondent des centres d’apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon.

Dans les années 2000, le djembé accompagne des musiques modernes: on le retrouve dans la musique pop-rock ou dans le blues et afro-rock.

Le djembé est un instrument qui est très simple du point de vue des éléments qui le composent: un simple tronc d’arbre sculpté avec le plus grand soin, avec une peau de chèvre et des cordes. Mais derrière cette simplicité se cache une symbolique, car chaque matériau est soigneusement choisi, travaillé, et assemblé.

Les trois sons du djembé

Les maîtres africains enseignent trois sons principaux du djembé: ils dépendent à la fois de l’endroit où l’on frappe la peau et de la manière dont la main est positionnée.

Le son « bas »

Le son “bas” est un son grave, qui s’obtient si on frappe la partie centrale du djembé avec toute la main, à l’exception du pouce qui est relevé. La main doit être suffisamment avancée pour ne pas être à cheval sur le bord du djembé, mais il n’est pas nécessaire d’avancer la paume jusqu’au milieu de la peau. La main ne doit pas rester collée sur la peau, car le son serait étouffé.

Le son « tonique »

Le son « tonique » est un son plein qui se situe dans les fréquences médianes. Pour obtenir ce son, on frappe le bord de la peau avec l’ensemble des doigts resserrés: ni le pouce ni la paume de la main ne doivent toucher la peau. La main ne doit pas rester « collée » sur la peau, car celle-ci doit résonner librement. Le son doit être bref.

Le son « claqué »

Le son « claqué » est le son le plus aigu. On peut l’obtenir de deux manières différentes: la claque « malienne », obtenue en avançant la main par rapport à la position du son tonique, ainsi que le pouce, qui est un peu relevé, soit presque au niveau du cerclage en fer. La position exacte dépend de la dimension du djembé ainsi que de la longueur des doigts de celui ou celle qui joue.

La claque « guinéenne », obtenue en adoptant la même position que pour le son tonique mais en écartant légèrement les doigts. Le son obtenu est moins sec par rapport à celui obtenu avec la méthode de la claque « malienne ».

Seule une pratique assidue et régulière permet de maîtriser les différents sons que l’on peut tirer d’un djembé.

Maintenant vous en savez un peu plus sur cet instrument de percussion très ancien, qui a été répandu dans le monde entier à partir des années 1980 et qui aujourd’hui accompagne toute sorte de musique moderne.

 

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