Ebola: fin de l’épidémie en Guinée

En Guinée l’épidémie d’Ebola est officiellement terminée. Le 14 février 2021 le gouvernement a déclaré une épidémie de virus Ebola après la découverte de trois cas à Gouécké, une localité rurale de la préfecture de N’zérékoré, dans la même région du sud du pays où l’épidémie avait émergé en 2014.

En décembre 2013, la première victime du virus Ebola avait été un petit garçon de deux ans, localisé dans le village de Meliandou, village de la préfecture de Guéckédou, dans la région de N’zérékoré, sud de la république de Guinée. Très vite le patient zéro avait contaminé sa famille et l’infirmière qui les avait soignés. En trois mois, le virus s’était propagé aux Pays voisins: la Sierra Leone, le Nigeria et le Libéria.

L’épidémie d’Ebola vient de loin

Lorsque l’épidémie d’Ebola avait frappé la Guinée, le virus n’avait pas été reconnu par les professionnels de santé, car ils ne l’avaient  jamais croisé. Les épidémies affligent le sol africain depuis 1976, mais seulement en Afrique centrale, jamais en Afrique de l’Ouest. En plus les symptômes avait fait penser au paludisme ou à la gastro-entérite, mais en réalité il s’agissait d’un maladie mortelle.

D’après l’OMS, la fin de l’épidémie a été déclarée en janvier 2016. Elle a été responsable de 28 610 cas dont 11 610 décès.

Lors de cette dernière épidémie d’Ebola, qui a duré cinq mois, du 14 février au 19 juin 2021, en Guinée ont été enregistrés un total de 16 cas confirmés et sept cas probables, dont 11 patients qui ont survécu et 12 qui sont décédés.

D’après un communiqué du ministre de la sante, Médecin Général Rémy LAMAH, le gouvernement a déclaré une épidémie d’Ebola et a préconisé des mesures sanitaires à partir du 14 février 2021:

  •  Isolement de tous les cas suspects
  • Investigation sur les cas pour clarifier les données, recenser d’autres cas suspects et identifier tous les contacts à isoler
  •  Envoi d’une mission d’investigation d’urgence du niveau central en appui aux équipes locales à Gouecké
  •  Activation de la coordination et des commissions techniques de la riposte à Ébola
  •  Activation de la coordination intersectorielle à travers la plateforme One Health
  •  Approvisionnement en intrants de sensibilisation, de prévention, de diagnostic et de prise en charge
  •  Ouverture d’un centre de prise en charge des cas détectés à Gouecké
  •  Accélération pour l’acquisition de vaccins contre Ebola auprès de l’OMS
  •  Mise en œuvre des procédures standards du RSI (Règlement Sanitaire International)

L’OMS a soutenu l’envoie de 24 000 doses de vaccins et a également soutenu la vaccination de près de 11 000 personnes à haut risque.

Comment l’Ebola a été vaincue

Plus de 100 experts de l’OMS ont coordonné les aspects fondamentaux de la lutte contre Ebola:

  • prévention
  • contrôle des infections
  • surveillance de la maladie
  • dépistage
  • vaccination
  • traitement à base de nouveaux médicaments

Aujourd’hui, l’OMS soutien la Guinée dans ses efforts de vigilance, de surveillance et de prévention, avec la collaboration des Nations Unies, la Banque africaine de développement, l’Alliance pour l’action médicale internationale, les Centres africains pour la prévention et le contrôle des maladies, la Direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes, Gavi l’Alliance du vaccin, l’Organisation internationale du Travail, le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, Terre des Hommes, le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires des Nations Unies, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’Agence des États-Unis pour le développement international, la Banque mondiale et le Programme alimentaire mondial.

Un laboratoire dédié à Ebola a été créé, des infrastructures de traitement, les capacités logistiques et les mesures de prévention des infections ont été renforcés pour mieux répondre à une éventuelle reprise du virus, ainsi qu’à d’autres urgences sanitaires.

Un élément central de la lutte contre l’épidémie d’Ebola a été la surveillance à base communautaire: l’OMS et ses partenaires ont mis en place un système de surveillance qui implique de détecter rapidement les cas, ainsi que d’isoler et de vacciner leurs contacts. Pour cela, des informations sont collectées, permettant de détecter et de mener des investigations sur les cas suspects, d’effectuer des prélèvements sanguins, d’assurer un suivi des contacts et de vacciner efficacement.

 

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