L’Unesco inscrit le parc d’Ivindo au Gabon sur la Liste du patrimoine mondial

Le parc national d’Ivindo est situé au centre-est du Gabon. Il abrite les chutes de Kongou ainsi que « Langoué Bai », l’une des cinq clairières forestières les plus importantes d’Afrique où on a trouvé la plus grande concentration de gorilles du Gabon.

Le Parc national d’Ivindo au Gabon vient d’être classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Un parc à la grande valeur esthétique

Le Comité du Patrimoine de l’Unesco a pris cette décision, en raison de son paysage de grande valeur esthétique, avec ses 300 000 hectares traversés par un réseau de rivières d’eau noire pittoresques et ses rapides et chutes bordées par des forêts humides intactes.

Les habitats aquatiques abritent des espèces de poissons endémiques, dont 13 espèces sont considérées comme menacées, et au moins sept espèces d’herbes aquatiques. De nombreuses espèces de poissons ne sont pas encore décrites et certaines parties du site sont encore à peine explorées.

Le crocodile à long museau, en danger critique d’extinction, trouve refuge dans le parc national de l’Ivindo. Ses forêts climaciques uniques, très anciennes et de haute valeur pour la conservation, abritent une très grande diversité de papillons ainsi que des espèces menacées de mammifères et d’oiseaux comme l’éléphant de forêt et le gorille de l’Ouest. La parc abrite des espèces en danger critique d’extinction comme  le chimpanzé, le perroquet gris, le mandrill, le léopard et le chat doré.

88% de la superficie du Gabon est couvert de forêts, 23 millions d’hectares. Le pays est faiblement peuplé, 90% de la population réside en ville, l’agriculture est peu développée, il n’y a pas ou peu de culture de rente, donc il n’y a pas eu de forte déforestation. Cette non déforestation a valu au Gabon une récompense de la part de la Norvège de 150 millions de dollars pour réaliser une activité forestière durable.

La cohabitation des êtres humains et de la faune s’avère compliquée, car les habitants de la ville de Mékambo, située dans les limites du parc, réclament des mesures contre les éléphants qui dévastent les cultures et le parc d’Ivindo a été théâtre de violentes manifestations en avril et en mai.

Avec le classement du Parc national d’Ivindo au patrimoine mondial de l’Unesco, Libreville peut tourner la page sur le scandale du “Kévazingogate”, un trafic de bois rare découvert en 2019 qui avait discrédité la politique environnementale du pays: près de 5000 m³ de kévazingo, une essence de bois rare d’une valeur d’environ 7 millions d’euros, avaient été découverts dans deux sites d’entreposage appartenant à des sociétés chinoises, sur le port d’Owendo, à Libreville. Les documents accompagnant la cargaison indiquaient de l’okoumé, un bois beaucoup plus commun.

 

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