La qualité de l’eau potable: un enjeu vital

L’eau potable est un droit humain fondamental, mais elle est inaccessible pour une grande partie de la population en Afrique. L’eau a un rôle multiple qui a un impact sur la santé, la sécurité alimentaire, et le développement économique. L’accès à l’eau est lié aux changements climatiques et aux coopérations transfrontalières, car une grande partie des eaux disponibles sont transfrontalières et de son accès en dépend la survie des régions.

Selon une récente étude,  deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, et 320 millions d’entre elles vivent en Afrique. Cette étude précise que millions d’êtres humains continuent de boire de l’eau de surfaces non traitée, dans des cours d’eau ou dans des lacs, et qu’ils sont contraints de marcher une demi-heure et plus pour trouver une source d’eau potable.

Des projets pour l’accès à l’eau potable

Le vrai problème n’est pas le manque d’eau, mais la pollution, en fait l’eau sale est rejetée dans la nature sans aucun traitement, donc les fleuves ne fournissent pas une eau de qualité.

A ce jour des projets ambitieux sont en train d’être réalisés pour faciliter l’accès à l’eau potable, comme le traitement de l’eau de mer, ou l’installation d’usines de dessalement qui utilisent l’énergie solaire.

Après des nombreuses recherches, la société Française Sunwaterlife, a mis en place des appareils distributeurs d’eau au Sénégal, à Madagascar, et au Niger. Il s’agit d’un système d’assainissement d’eau autonome, fonctionnant grâce à un panneau solaire qui délivre une puissance de 1500 W. Le dispositif permet de traiter 1,2 m³ d’eau en une heure et de la rendre totalement potable.

Au Maroc une grande usine de dessalement a été construite et mise en service partiel en avril 2021. Cette usine devrait pouvoir fournir pas moins de 275 000 m³ d’eau potable par jour. D’après les estimations de l’entreprise Abengoa, qui finance l’œuvre, sa capacité maximale pourrait atteindre 450 000 m³ par jour. Abengoa s’occupe de la construction, du développement et de la maintenance de l’usine pendant au moins 27 ans.

L’énergie sera délivrée par la centrale solaire de Noor Ouarzazate qui produit 580 MW. L’eau de mer ainsi traitée servira à la consommation humaine et à l’irrigation de cultures du coté d’Agadir, dans le sud du pays.

Le facteur principal du développement de l’Afrique est l’accès à l‘eau potable, qui reste un problème face à la croissance démographique du continent. Il s’avère nécessaire la mise en place  de coopérations transfrontalières pour assurer le partage de l’eau entre les pays et réduire le risque de tensions.

Eau potable: un enjeu vital

Le vrai problème est l’absence d’eau consommable: l’eau insalubre, souvent polluée, est le premier facteur de mortalité des individus car vecteur de maladies. La croissance démographique provient de l’accroissement des populations dans les villes, les quelles, pour la plupart, n’ont pas d’accès direct à l’eau, alors elles utilisent les rivières pour leurs activités domestique, ce qui cause la pollution des eaux. La demande en eau potable est plus forte que l’offre des ressources.

A ce jour, les activités agricoles s’intensifient pour pouvoir faire face à la hausse de la demande, elles nécessitent donc d’eau pour leur fonctionnement. Cette intensification conduit à une surexploitation des sols qui subissent une forte érosion et une importante dégradation de leur fertilité.

Comme l’activité agricole, l’activité industrielle aussi connait un fort développement, au détriment de l’environnement car elle est souvent source de pollution massive à cause des rejets agro-industriels dans les rivières.

L’accès à l’eau potable est aussi lié aux changements climatiques:  l’assèchement des lacs, la fonte des glaciers ou encore la désertification, les précipitations irrégulières et inégales, qui vont avoir un effet ravageur sur l’environnement.

La préservation de l’environnement est liée à la gestion de l’eau, mais l’Afrique est un vaste continent qui est caractérisé par différentes zones climatiques.  Les zones semi-arides et arides sont les plus touchées par le risque de pénurie d’eau, il s’agit de l’Afrique saharienne, australe et septentrionale.

En revanche, les régions équatoriales bénéficient de plus grandes ressources en eau douce, mais cela ne résout pas le problème car la croissance démographique, les activités agricoles et industrielles, sans oublier le tourisme, nécessitent aussi de beaucoup d’eau pour pouvoir fonctionner.

D’après une étude, la principale source d’approvisionnement d’eau pour les populations, sont représenté par les puits et aux les containers de récolte d’eau des pluies. Certains projets d’assainissement d’eau nécessitent de véritables investissements, mais pas tous les pays d’Afrique ont les moyens d’investir, cependant, on a vu que des projets ambitieux ont été réalisé à travers les investissements effectués par des entreprises européennes.

eau potable
© mrjn-photography/unsplash

Une grande partie des eaux disponibles en Afrique sont transfrontalières, et la survie des régions repose sur l’accès à l’eau, alors à qui appartient l’eau ? La réponse se trouve dans les relations internationales: par exemple, le Nil est un fleuve qui couvre dix pays, mais dont les principaux bénéficiaires restent le Soudan et l’Égypte, les autres pays sont privés en grande partie des ressources de ce fleuve.

Il s’avère nécessaire un dialogue et une coopération entre les Etats, afin de définir une vision commune qui a pour but la préservation des ressources en eaux transfrontalières.

Mais pour construire une coopération les États doivent s’entendre sur tous les aspects de sa mise en place: leurs différents intérêts conduisent souvent à de longues négociations avant de conclure un accord.

On a vu que le rôle de l’eau est multiple en Afrique, car il a un impact sur la santé, la sécurité alimentaire, et le développement économique. L’accroissement démographique et l’intensification des activités industrielles et agricoles renforcent le risque de pénurie d’eau en fragilisant les écosystèmes, car la demande en eau potable est plus forte que l’offre des ressources. Une solution à cet énorme problème pourrait être  la mise en place d’une gestion partagée des eaux transfrontalières pour assurer la sécurité politique et sanitaire entre les États.

 

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