Massaï: peuple de bergers d’Afrique de l’Est

Le peuple Massaï est très ancien, il constitue une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, qui vive surtout au Kenya et au nord de la Tanzanie, de chaque côté de la frontière qui sépare les deux pays, entre les monts Kenya et le Kilimandjaro.

En Tanzanie, les populations Massaï subissent depuis 2013 des tentatives d’expropriation de la part du gouvernement, pour laisser place aux touristes et aux chasseurs; des projets de viviers pour safaris ont été évoqués.

Où vivent les Massaï

Ce peuple occupe de nombreux parcs animaliers d’Afrique de l’Est, où beaucoup d’espèces sont protégés, comme les rhinocéros, lions, buffles, éléphants, et maintient ses traditions culturelles tout en prenant part à la réalité économique, sociale, et politique contemporaine.

Les Massaï ne chassent pas, ils ont préservé les animaux sauvages, et leurs feux ont transformé une brousse peu pénétrable en un tapis régulier d’herbes basses.

Une partie importante des terres Massaï a été colonisée par les britanniques et allemands à la fin du XIXème siècle, aidés par la peste bovine et la variole.

Il existe plusieurs études concernant le peuple Massaï. Les Massaï sont des bergers semi-nomades et ils ont une économie pastorale exclusive.

Malgré plusieurs incitations de la part des gouvernements kényan et tanzanien à adopter un mode de vie sédentaire et à adopter l’agriculture, ils ont résisté et ils ont maintenu leur activité et leur style de vie traditionnel. Ils ont acquis le droit de faire pâturer leur bétail dans de nombreux parcs des deux pays.

La culture Massaï

Les Massaï construisent de leurs propres maisons de forme ovale, souvent temporaires, vu le caractère de leur activité semi-nomade, en utilisant des branches recouvertes de bouse de vache et de boue. Quand ils doivent partir, ils les brûlent.

Les maisons possèdent une pièce principale où se trouve le foyer où préparer les repas; l’homme dort ici la nuit, sur un grand lit fait de branchage et recouvert de peaux, tandis qu’une autre chambre est réservée à l’épouse, propriétaire de la maison, qui y dort avec ses bébés et y reçoit son mari. Une petite pièce est réservée aux jeunes animaux.

Les femmes sont propriétaires des maisons car elles les construisent et participent activement à la vie du village. Les activités des femmes commencent dès le matin tôt: traite du bétail, recherche de l’eau et du bois, préparation des repas, entretien, fabrication des bijoux, soins aux très jeunes enfants, et traite du bétail encore le soir.

Les hommes veillent à la sécurité du campement; ils s’occupent du bétail et prennent les décisions qui concernent leur communauté.

Selon des études, les Massaï se nourrissent principalement de lait et de sang. En réalité, ils pensent qu’il ne faut pas consommer le lait et la viande au même repas. Les enfants Massaï de moins de 5 ans sont nourris à la farine de maïs, au riz et aux haricots.

Ils peuvent prélever le sang des jeunes bovins sans les tuer, à l’aide d’une flèche. La viande est consommée plus rarement, elle est réservée à certaines cérémonies ou occasions particulières, donc elle ne fait pas partie de leur alimentation quotidienne, ils préfèrent consommer des plantes, racines ou écorces.

Ils consomment du buffle, ils n’ont pas d’activité agricole à vocation alimentaire et ils ne consomment ni poisson, ni oiseau, ni gibier sauvage.

La société Massaï est patriarcale et gérontocratique, cela signifie que les anciens prennent les décisions pour l’ensemble du groupe, puisqu’ils sont détenteurs des connaissances traditionnelles concernant les plantes médicinales et peuvent pratiquer la divination et la magie.

Les Massaï sont divisés en sections territoriales, en clans et en classes d’âge. Les hommes passent successivement dans cinq classes d’âge : enfants, juniors, aînés juniors, guerriers et seniors. Le passage d’une classe à l’autre est accompagné de rites initiatiques.

Selon le mythe et le roman Le Lion de Joseph Kessel, les garçons Massaï deviennent des guerriers vers l’âge de quinze ans après avoir tué un lion. Cette pratique étant interdite, le jeune Massaï passe dans la classe guerrier après la circoncision, pratique qui signe le passage à l’âge adulte.

Les jeunes filles sont excisées entre 12 et 14 ans. C’est l’ablation des petites lèvres et du clitoris qui est pratiquée. Après cela elles seront adultes et devront se marier.

Le gouvernement kényan a interdit cette pratique depuis de nombreuses années et différentes ONG et associations locales et internationales  luttent pour l’éradiquer, mais elle a toujours lieu dans de nombreuses familles.

Les mariages sont arrangés entre les familles. La jeune Massaï mariée quitte son village et sa famille pour s’installer dans le village et la famille de son époux, et devenir ainsi membre de son clan.

La société Massaï est polygame et les hommes ont plusieurs épouses qui cohabitent dans le même village mais qui ont chacune leur maison.

Les femmes ont le droit d’avoir des amants, même une fois mariées et ce sont elles qui choisissent leur amant.

Les Massaï n’ont pas de grande famille: la mortalité en couches, due à des complications liées à l’accouchement, et la mortalité infantile est très élevée.

Pour ce qui concerne la religion, les Massaï ont un dieu unique qui vit à la fois au ciel et sur terre: un Dieu noir, bienveillant qui apporte la pluie et les orages bienfaisants et un Dieu rouge, en colère, qui apporte la sécheresse et la maladie. Mais aujourd’hui beaucoup de Massaï sont chrétiens.

Les femmes réalisent des bijoux en perles qui jouent un rôle essentiel dans l’ornementation corporelle Massaï, mais les longs et lourds  pendentifs, qui sont des boucles d’oreille, ont distendu l’oreille. Les hommes et les femmes ont les lobes des oreilles percés et souvent distendus par des disques.

Les jeunes filles, dès l’âge de 12 ans, apprennent à broder les vêtements multicolores de cérémonie. Surtout est utilisé le rouge en raison de  l’utilisation traditionnelle d’ocre de cette même couleur, avec laquelle les guerriers se teignent les cheveux.

Parmi les danses rituelles des Massaï, la plus connue est une forme de compétition opposant les hommes qui doivent sauter le plus haut possible en conservant les pieds joints.

Aujourd’hui de nombreux Massaï ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour le style de vie occidental, bien qu’ils soient très attachés à leurs origines et à leur culture. Certains d’entre eux sont partis en Europe ou en Amérique du Nord, afin de poursuivre des études supérieures.

 

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