Solution contre le réchauffement climatique: les algues marines

Les algues sont des végétaux particulièrement utiles à l’être humain, car elles entrent dans la composition de plats traditionnels, on les utilise pour la fabrication d’engrais, et elles pourraient même être une solution de choix contre le réchauffement climatique.

Dans l’industrie, les algues sont transformées en plastiques recyclables; elles pourraient nettoyer les océans, restaurer la biodiversité et augmenter la productivité de l’aquaculture, elles pourraient également aspirer le dioxyde de carbone de l’air et aider à freiner l’émission d’autres gaz à effet de serre. 

Manger des algues est très bénéfique pour la santé, mais sa consommation diffère selon les régions du globe. Très consommées en Asie du Sud-est (Chine, Japon et Corée), elles ne font en revanche pas vraiment l’unanimité dans les pays occidentaux.

Quelle solution contre le réchauffement climatique

De nombreux fabricants de produits alimentaires ont remplacé les ingrédients d’origine animale, comme la gélatine, par des extraits d’algues. Les épaississants utilisés dans les sauces et les yaourts, par exemple, sont faits par des composés trouvés dans les algues rouges. Souvent désignés par la mention « E407 » dans la liste des ingrédients, ils entrent également dans la composition de nombreux produits cosmétiques.

Malgré tout ce potentiel, la récolte et l’exploitation des algues demeurent une activité de niche, même si les experts confirment que les fermes d’algues peuvent parfois améliorer la pêche sauvage en créant des habitats artificiels, car elles s’intègrent bien avec d’autres cultures et récoltes marines: combinées à l’élevage de moules, elles offrent un abri de choix à ces mollusques tout en assurant l’équilibre de l’eau.

La solution dans les algues

Non seulement ces fermes promettent des rendements alimentaires importants et variés, mais elles peuvent également restaurer les écosystèmes. En effet, de nombreuses espèces marines s’abritent dans les lignes d’algues, et celles-ci maintiennent l’équilibre de l’eau. Par exemple, si l’eau devient trop riche en nutriments et minéraux, des espèces d’algues nuisibles se développent rapidement et appauvrissent l’eau en oxygène, ce qui tue les poissons. Les algues cultivées peuvent absorber les nutriments en excès, ce qui permet de pallier le problème ; elles peuvent également restaurer l’oxygène et ainsi lutter contre l’acidification des océans.

Un autre atout de la culture d’algues marines est qu’elle nécessite beaucoup moins d’entretien que l’agriculture terrestre: il suffit de lignes lestées, ensemencées d’algues, flottant à quelques mètres sous la surface, attachées à des bouées pour pouvoir être déplacées. Les algues sont laissées ainsi pendant quelques mois, sans aucun ajout d’engrais, puis récoltées par arrachage.

Le rapport du GIEC

Développée rapidement à l’échelle mondiale, selon des études, la culture d’algues pourrait même contribuer à ralentir, voire stopper le réchauffement climatique.

À l’heure actuelle, l’élevage d’animaux est l’une des sources les plus importantes de gaz à effet de serre. Selon le GIEC, les émissions de méthane issues du bétail représentaient 16% des émissions de gaz à effet de serre en 2015.

Des études ont démontré que l’ajout d’algues à l’alimentation des ruminants permet de réduire leurs émissions de méthane.

Mais le méthane n’est pas le seul ennemi de notre atmosphère : c’est surtout le dioxyde de carbone, qui joue le premier rôle dans le réchauffement climatique et qui est à l’origine de l’élévation du niveau de la mer. Mais là encore, les algues pourraient être salutaires. Pour commencer, comme tous les végétaux, les algues sont capables de photosynthèse, elles peuvent donc extraire le CO2 de l’atmosphère.

Le développement à grande échelle de fermes d’algues pourrait permettre d’éliminer une large quantité de CO2 de l’atmosphère, cela signifie que la culture d’algues à grande échelle pourrait être la solution.

© the-lampa-bay-estuary-program/unsplash

Nourrir les animaux avec les algues: la solution aux émissions de CO2

Les vaches et autres animaux « ruminants », comme les chèvres et les moutons, éructent continuellement tout au long de la journée alors qu’ils digèrent la nourriture. Lors de la digestion leur estomac abrite des millions de microbes qui aident à fermenter et décomposer les aliments riches en fibres comme l’herbe et le foin. Cette fermentation produit des gaz qui se combinent pour former du méthane, un gaz piégeant la chaleur particulièrement puissant et responsable d’environ un quart du réchauffement climatique anthropique.

Les bovins éructent constamment et rejettent le méthane produit dans leur estomac. Le gaz peut également être expulsé par l’autre extrémité de l’animal et être présent dans le fumier, mais dans une moindre mesure.

L’agriculture terrestre est un contributeur majeur aux émissions de gaz à effet de serre, et environ un tiers des émissions du secteur proviendrait du méthane des bovins, pour cette raison le développement à grande échelle de fermes d’algues peut être la solution au réchauffement climatique et à la montée des eaux, ainsi que à la sauvegarde de la biodiversité.

 

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